Note d’information
1. Un cas avéré d’esclavage sur Nouhe mint Mohamed, âgée de 11 ans, vient d’être découvert à Toujounine, commune de Nouakchott, la capitale. La volonté de requalifier l’infraction en « travail de mineur » procède du blanchiment, en vue de soustraire, les auteurs, à la rigueur du droit.
2. Le 04 février 2026, les militants de l’Ira s’empressent de saisir la police compétente. Après la dénonciation puis la confirmation des actes allégués, le processus habituel de désinformation s’est mis en branle, conformément à la jurisprudence locale du déni et de la contrefaçon :
. Cheikh Ould Ely, le père de la famille incriminée a bénéficié d’une libération prompte, au terme d’une brève interpellation, malgré le flagrant délit en matière de crime contre l’humanité. Il conteste la nature intentionnelle des faits à lui imputés.
* Son épouse, Isselemha mint Cheikh El Weli ould Horma, enseignante de l’école primaire au département de Wad Naga, est encore détenue mais pourrait bénéficier de la même faveur. C’est elle qui avait convoyé la victime-marchandise, dès octobre 2025, depuis la ville d’Aïoun (wilaya du Hodh El Gharbi) vers Nouakchott, en guise de cadeau à l’occasion de son propre mariage.
3. Face au silence assourdissant de l’appareil d’Etat et de ses relais religieux et devant les tentatives évidentes de fraude, les activistes de l’IRA ont organisé, le 06 février, un rassemblement pacifique, à proximité du Commissariat des enfants en conflit avec la loi, sis au quartier populaire de Dar Naïm,
4. La dispersion brutale de la manifestation par les unités anti-émeutes occasionna le déchaînement disproportionné de gaz lacrymogènes, de matraques et d’instruments paralysants.
5. Parmi les dizaines d’arrestations, nous dénombrons des blessés en situation d’invalidité dont quelques-uns bénéficièrent de soins intensifs. A titre d’exemple, Mohamed Laghdaf Néma souffre d’un choc violent à la tête. L’on ignore si son traumatisme est dû la molestation ou à l’usage d’instruments non-conventionnels. A rebours de la rumeur, aucune arme à feu n’a été utilisée en la circonstance.
6. Au-delà de la gravité exceptionnelle de l’évènement, l’Ira invite, les autorités, à libérer les détenus d’opinion, privilégier l’apaisement et mieux veiller à protéger l’enfance en péril, dans le respect des engagements internationaux de la Mauritanie. Le déficit de pénalisation concrète de l’esclavage compromet la paix civile parce qu’il entretient, au sein de la société, les germes de la discorde.
Nouakchott, le 07 février 2026
Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA)
Lanceurs d’alerte associés (LAA)
Eléments connexes
Mot de solidarité du président de l’IRA, en dialecte Hassaniya
https://www.facebook.com/mushahidtv/videos/1218652070396254/
Images de la répression
1. Un cas avéré d’esclavage sur Nouhe mint Mohamed, âgée de 11 ans, vient d’être découvert à Toujounine, commune de Nouakchott, la capitale. La volonté de requalifier l’infraction en « travail de mineur » procède du blanchiment, en vue de soustraire, les auteurs, à la rigueur du droit.
2. Le 04 février 2026, les militants de l’Ira s’empressent de saisir la police compétente. Après la dénonciation puis la confirmation des actes allégués, le processus habituel de désinformation s’est mis en branle, conformément à la jurisprudence locale du déni et de la contrefaçon :
. Cheikh Ould Ely, le père de la famille incriminée a bénéficié d’une libération prompte, au terme d’une brève interpellation, malgré le flagrant délit en matière de crime contre l’humanité. Il conteste la nature intentionnelle des faits à lui imputés.
* Son épouse, Isselemha mint Cheikh El Weli ould Horma, enseignante de l’école primaire au département de Wad Naga, est encore détenue mais pourrait bénéficier de la même faveur. C’est elle qui avait convoyé la victime-marchandise, dès octobre 2025, depuis la ville d’Aïoun (wilaya du Hodh El Gharbi) vers Nouakchott, en guise de cadeau à l’occasion de son propre mariage.
3. Face au silence assourdissant de l’appareil d’Etat et de ses relais religieux et devant les tentatives évidentes de fraude, les activistes de l’IRA ont organisé, le 06 février, un rassemblement pacifique, à proximité du Commissariat des enfants en conflit avec la loi, sis au quartier populaire de Dar Naïm,
4. La dispersion brutale de la manifestation par les unités anti-émeutes occasionna le déchaînement disproportionné de gaz lacrymogènes, de matraques et d’instruments paralysants.
5. Parmi les dizaines d’arrestations, nous dénombrons des blessés en situation d’invalidité dont quelques-uns bénéficièrent de soins intensifs. A titre d’exemple, Mohamed Laghdaf Néma souffre d’un choc violent à la tête. L’on ignore si son traumatisme est dû la molestation ou à l’usage d’instruments non-conventionnels. A rebours de la rumeur, aucune arme à feu n’a été utilisée en la circonstance.
6. Au-delà de la gravité exceptionnelle de l’évènement, l’Ira invite, les autorités, à libérer les détenus d’opinion, privilégier l’apaisement et mieux veiller à protéger l’enfance en péril, dans le respect des engagements internationaux de la Mauritanie. Le déficit de pénalisation concrète de l’esclavage compromet la paix civile parce qu’il entretient, au sein de la société, les germes de la discorde.
Nouakchott, le 07 février 2026
Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA)
Lanceurs d’alerte associés (LAA)
Eléments connexes
Mot de solidarité du président de l’IRA, en dialecte Hassaniya
https://www.facebook.com/mushahidtv/videos/1218652070396254/
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